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Une ressource en eau dégradée

Une ressource en eau dégradée

A partir des années 80, soumises aux diverses pressions anthropiques, les ressources en eau utilisées pour l’alimentation en eau potable en Nouvelle-Aquitaine se sont dégradées. Malgré des projets de maîtrise des pollutions induites (industrielles, assainissement collectif et individuel, mise aux normes des bâtiments d’élevage, périmètres de protection des captages…), l’alimentation en eau potable devenait un véritable enjeu collectif.

Le territoire de Nouvelle-Aquitaine est réparti sur deux bassins hydrographiques (Loire-Bretagne et Adour-Garonne). La quasi-totalité de la région est affectée par la pollution de l’eau par les nitrates classé en zone vulnérable au titre de la directive nitrates) et par les produits phytosanitaires. Ces polluants diffus proviennent en majorité des pratiques agricoles liées aux grandes cultures. 81 captages prioritaires au titre des SDAGE 2016-2021 sont identifiés sur la région Nouvelle-Aquitaine.

Jusqu’aux années 2000, les concentrations en nitrates dans les eaux superficielles ou souterraines régionales, étaient en constante augmentation, approchant les limites de potabilité.

Depuis 2000 et l’application des premiers programmes limitant la pollution de l’eau, ces concentrations ont tendance à stagner. Néanmoins, l’eau produite par certains captages dépasse toujours la norme de potabilité. La distribution d’eau potable est alors permise par des traitements onéreux ou le mélange d’eau de meilleure qualité.

Altération de la qualité de l’eau par les « Nitrates »

Globalement, on constate une tendance à la stagnation des concentrations en nitrates depuis une dizaine d’années. La ressource reste très vulnérable aux pollutions en lien avec les conditions climatiques (sécheresses et/ou précipitations concentrées dans le temps).

Altération de la qualité de l’eau par les « Pesticides »

La présence de pesticides dans les eaux captées est variable selon les départements. On constate que certains pesticides, tels que l’atrazine et ses métabolites, l’AMPA (métabolite direct du glyphosate), le diuron ou le métolachlore, sont présents dans de très nombreux départements. Par contre, d’autres apparaissent spécifiquement et plus ou moins ponctuellement dans certains captages.

Présentation Quelques chiffres…